Conseil supérieur de l’Éducation du 27 mars : les nouveaux programmes de maths, français et langues vivantes en débat
Le Conseil supérieur de l’Éducation du 27 mars se poursuivra le 1er avril pour instruire l’ensemble des points à l’ordre du jour ! Le ministère accélère le passage de plusieurs textes qui n’ont rien d’urgent : la crainte d’une nouvelle instabilité gouvernementale ? En plus de défendre plus de 120 amendements qu’il a rédigés sur l’ensemble des projets de programmes, le SNES-FSU a une fois encore demandé le report des programmes de français et mathématiques du cycle 3 et de LVER de la Sixième à la Terminale : il n’y aucune urgence à les imposer à la rentrée 25 ! L’épreuve anticipée de mathématiques en Première comme l’épreuve pratique en Terminale STI2D peuvent aussi attendre juin 27. La déclaration préalable du SNES-FSU à l’ouverture de cette instance y revient et conteste plus particulièrement la montée de la judiciarisation en milieu scolaire et les risques qui pèsent sur les missions des CPE et PsyEN.
L’École face à la violence des jeunes
Des révoltes urbaines de l’été 2023 à l’actualité dramatiques de ces derniers jours, les gouvernements successifs pointent du doigt la violence de la jeunesse et entendent y répondre par toujours plus de répression. Derrière l’ambition affichée de « restaurer l’autorité » se dévoile une vision de la société basée sur la sanction. Les dernières annonces de la ministre et la proposition de loi sénatoriale du 6 mars, loin de répondre concrètement à la question de la violence des jeunes, visent à faire de l’École, de ses élèves et de ses personnels de simples pions dans un exercice politicien.
Vie scolaire : du court terme ?
Le ministère a publié au BO du 4 décembre le plan pour la tranquillité scolaire. Il a indiqué de « nouveaux moyens » qui ne répondront pas aux besoins indispensables des établissements. Face aux multiples alertes du SNES-FSU sur les conditions de travail dégradées, la volonté politique de diminuer le nombre d’adultes dans les établissements n’est pas tenable.
Projet d’arrêté relatif à l’évaluation professionnelle des assistants d’éducation
La loi du 2 mars 2022 a introduit dans le code de l’éducation la possibilité de recruter des AEd en CDI. Cela a entraîné l’ajout, dans le décret du 6 juin 2003 fixant les conditions de recrutement et d’emploi des AEd, de l’article 1 quater qui prévoit que les AEd bénéficient au moins tous les trois ans d’un entretien professionnel. Le projet d’arrêté examiné ce jour en CSA ministériel fixe les modalités d’organisation de cet entretien et les critères à partir desquels la valeur professionnelle des AEd est appréciée.
CPE – Supplément de l’US n°849
C’est une étrange rentrée avec une ministre démissionnaire, un temps suspendu dans l’Éducation nationale et des réformes
pour le moment gelées (DNB transformé en examen de passage vers les trois voies du lycée, formation initiale). Il y a un an, Gabriel Attal faisait de son passage à l’Éducation un marchepied au service de ses ambitions en multipliant les annonces pour occuper le terrain (uniforme et tenues vestimentaires adaptées, redoublement, classes de niveau, accueil obligatoire de 8h à 18h en éducation prioritaire…). Les mobilisations ont été nombreuses et diverses localement, mais la lutte contre ces projets néfastes est loin d’être terminée.
« Pause numérique », vers une interdiction totale du portable dans les collèges ?
Le grand écart entre discours politique et réalités de terrain est devenu le grand classique des rentrées scolaires. Celle de 2024 ne déroge pas à la règle avec une ministre de l’éducation démissionnaire qui lors de sa conférence de presse a préféré mettre l’accent sur une mesure gadget, «la pause numérique » que de répondre aux véritables défis que doit relever l’École.
Réforme de la formation initiale : communiqué avec les associations de professeur.es spécialistes
Le SNES-FSU et le SNUEP-FSU avec 12 associations disciplinaires demandent de suspendre le projet de réforme de la formation initiale des enseignant.es et CPE. Il a y urgence, comme cela a été fait par le gouvernement Attal sur l’assurance chômage au soir du 1er tour des législatives.
CPE Nouveau programme d’EMC : Et la démocratie scolaire dans tout ça ?
Le nouveau programme d’Enseignement Moral et Civique (EMC) de l’élémentaire à la Terminale était à l’ordre du jour du Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) du 22 mai dernier. Le SNES-FSU a voté contre ce programme, finalement rejeté à 51 voix contre, 4 pour et 10 abstentions, même s’il a pesé et obtenu des évolutions du texte. Ce programme est emblématique des choix idéologiques du ministère et de la manière dont ce gouvernement entend traiter la jeunesse de notre pays. Tout aussi emblématique est l’absence de la démocratie scolaire qui manifestement, pour le ministère, n’a pas sa place dans un programme d’EMC.
CPE – Supplément de l’US n°845
Depuis janvier, les personnels de l’Éducation se mobilisent pour obtenir les moyens nécessaires à la réussite de leurs élèves, pour leur salaire et contre le « Choc des savoirs ». Cette réforme, qui instaure une ségrégation assumée entre les élèves en difficulté et les autres, constitue un renoncement à toute ambition émancipatrice de l’École. Du premier au second degré, elle dessine les contours d’une École passéiste et conservatrice. Elle vise à généraliser le tri des élèves dès le plus jeune âge.
Bloquons le “Choc des savoirs” : une affiche et un tract à diffuser au collège et au lycée
Cette affiche pour dénoncer toutes les mesures “choc des savoirs” qui font système contre l’École publique et ses personnels, arrive dans tous les collèges et les lycées.
Observatoire des médias lycéens et collégiens
Le SNES-FSU participe depuis sa création en 1998 à l’Observatoire des pratiques de presse lycéenne. Ce collectif d’associations et de syndicats, au vu des nombreuses interpellations venant des collèges, a changé de nom en octobre 2023 pour devenir l’Observatoire des médias lycéens et collégiens. Il vient de publier un mémo : Créer et animer un média collégien.
Le SNES-FSU organisait un stage national CPE les 3 et 4 avril 2024 : « Les CPE face à l’enjeu de la santé mentale des jeunes »
La santé mentale des jeunes est devenue récemment une préoccupation de notre institution. Le ministre de l’Éducation Nationale lui-même a semblé découvrir le sujet en mai 2023. Les mesures envisagées par le ministère démontrent, une nouvelle fois, une méconnaissance du métier et des missions des CPE qui ne cessent de parler des difficultés de la jeunesse et d’alerter sur la dégradation de sa santé mentale. Le stage national CPE a été l’occasion de confronter nos pratiques et de réfléchir au positionnement professionnel de la catégorie sur le sujet. Retour sur ces deux journées.
CPE : le SNES-FSU à l’offensive pour un métier centré sur la réussite et l’émancipation de l’élève
Alors que la circulaire de missions des CPE fêtera bientôt ses 10 ans, les attaques contre le métier n’ont cessé ces derniers mois. Le congrès du SNES-FSU de La Rochelle a réaffirmé à l’unanimité sa volonté de contrer ces attaques réactionnaires. Le SNES-FSU s’engage à défendre, plus que jamais, une conception éducative du métier de CPE et exiger un service public d’Éducation ambitieux.
L’internat scolaire version Gabriel Attal : un outil au service de la lutte contre la délinquance !
Depuis ces 20 dernières années, l’internat scolaire est réapparu dans les discours politiques, pas toujours pour le meilleur, faisant l’objet d’enjeux idéologiques avec la déclinaison de plans de relance. Ainsi, après « les internats d’excellence » de Jean-Michel Blanquer présentés comme devant accueillir les élèves « méritants d’origine modeste » voici venir les internats de « rééducation » de Gabriel Attal. Pour le SNES-FSU, il s’agit d’une nouvelle dérive droitière et autoritaire de la politique éducative du gouvernement, loin de répondre aux véritables enjeux pour la jeunesse.
Le Conseil Supérieur de l’Education (CSE) uni et offensif contre le “choc des savoirs” !
Le ministère ne réussit à convaincre personne sur les groupes de niveau ! Le CSE où est représentée la communauté éducative au sens large, lui a infligé une rafale de votes Contre à une très large majorité voire à l’unanimité ! La balle est dans le camp de la nouvelle ministre : il faut abandonner le choc des savoirs sans attendre !
Avis du CSP : une vision passéiste et réactionnaire du métier de CPE
Le conseil supérieur des programmes (CSP) a rendu public mardi 30 janvier un avis « sur l’organisation des enseignements au collège ». Un avis bien marqué idéologiquement à (l’extrême ?) droite, réclamant le retour de l’ordre et proposant au passage de redéfinir les missions des CPE uniquement sous un angle sécuritaire. Inadmissible pour le SNES-FSU !
Morceaux choisis.
Rentrée 2024 : aucune création de postes de CPE
Lors du CSAMEN du 22 octobre, le ministère a proposé un redéploiement des emplois de CPE entre les académies sans aucune création de poste. Nous sommes loin du compte concernant l’accompagnement éducatif des élèves et cette gestion de la pénurie ne permettra pas de répondre aux besoins des établissements.
Formation continue hors du temps de service : une lettre-pétition à adresser au recteur
La formation continue doit s’exercer sur le temps de service ! Les offensives de G. Attal pour imposer les formations le soir, le mercredi après-midi ou pendant les vacances doivent être dénoncées collectivement. Le SNES-FSU propose aux équipes un modèle de courrier à faire signer au plus grand nombre : il faut ensuite l’adresser au recteur avec une copie à la section académique du SNES-FSU.
CPE en lycée pro, entre réforme et Pacte : le métier en danger
La réforme de la voie professionnelle entend mettre la formation professionnelle initiale au service des métiers en tension et des entreprises locales. Le Pacte, instrument de cette politique, est une menace pour nos métiers. C’est également une stratégie du renoncement et du tri social pour nos élèves.
CPE – Supplément de l’US n°838
Nouvelle rentrée, nouveau ministre… et un air de déjà vu. Déjà vu également le projet d’École que le ministre Attal est chargé d’imposer, un projet dangereux porté par le président de la République. Depuis plusieurs semaines, les personnels doivent subir, une nouvelle fois, ses déclarations provocatrices et hors sol. Les dernières interventions présidentielles confirment la mainmise d’Emmanuel Macron sur l’Éducation et une méthode qui a largement contribué à la crise que traverse notre système éducatif.